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Partir à la conquête du marché iranien avec un minimum de risques

Partir à la conquête du marché iranien avec un minimum de risques

Zia OLOUMI étant lui-même franco-iranien, le cabinet suit particulièrement le développement du marché iranien et a créé un service dédié aux investisseurs français et européens souhaitant découvrir ou conquérir ce nouveau marché qui s’ouvre.

La signature d’un accord prévoyant la levée des sanctions internationales vis-à-vis de l’Iran en juillet 2015, a permis aux entreprises françaises et internationales d’inclure à nouveau ce pays dans leurs projets de développement. Conformément à l’Accord conclu le 14 juillet 2015 à Vienne, la première étape de la levée des sanctions prises par l’ONU, l’Union européenne et les États-Unis est désormais effective depuis le 16 janvier 2016.

Bien qu’une des premières étapes de la levée des sanctions à l’égard de l’Iran, il s’agit néanmoins d’une étape majeure dans la normalisation des relations avec l’Iran. L’assouplissement des transferts internationaux de fonds depuis et vers l’Iran, le dégel d’avoirs importants, la libéralisation des pourparlers et échanges commerciaux constituent le socle essentiel du développement des relations d’affaires ce pays. Ainsi, pour l’Union européenne et les Etats membres, les règles s’assouplissent en matière de transfert de fonds entre des personnes ou entités de l’Union européenne et iraniennes ; concernant les activités bancaires (mise en place de nouvelles relations bancaires et ouverture d’établissements ou filiales de banques iraniennes au sein de l’Union européenne) ; offre d’assurance/réassurance, de services de messagerie financière, comprenant les SWIFT, pour des personnes déterminées ; soutien financier pour le commerce en Iran (crédit à l’exportation, sûretés ou assurance) ; engagement pour l’octroi de subventions, assistance financière et prêts à des conditions de faveur ; transactions en matière d’obligations publiques ou garanties par le secteur public, import et transport de pétrole, produits pétroliers et pétrochimiques, et gaz iraniens ; export d’équipement et technologies navals clefs ; ingénierie et construction de cargos et pétroliers ; services de classification et flagging ; accès aux aéroports de l’Union européenne pour les avions-cargo iraniens ; export d’or, métaux précieux, diamants, graphite, métaux bruts ou semi-finis et logiciels en matière d’intégration de processus industriels ; délivrance de monnaie iranienne ; gel des avoirs et interdiction de visa de personnes déterminées ; et, services associés aux catégories ci-dessus.

Pour appréhender ces nouvelles opportunités, le cabinet met à la disposition de ses clients une équipe d’intervenants (conseillers économiques, partenaires commerciaux, avocats en France et en Iran) à même de les accompagner dans leurs réflexions sur le nouveau cadre législatif et réglementaire, mais également sur les spécificités culturelles qui devront être appréhendées en perspective de leurs investissements dans un pays à fort potentiel économique.

Le cabinet conseille déjà et accompagne ses clients dans la stratégie amont, notamment dans les phases transitoires à la levée des sanctions, la structuration de leurs projets et leur mise en œuvre au quotidien. Le cabinet travaille déjà depuis plusieurs années avec un réseau d’avocats locaux, spécialistes du droit iranien.

Deuxième économie du Proche-Orient, l’Iran devrait attirer, selon une étude de Natixis, des investissements qui ne sont actuellement qu’à 10 % de son PNB. L’Iran pourra récupérer de 100 à 140 milliards de dollars gelés sur des comptes à l’étranger et avoir la possibilité d’exporter son or noir à pleine capacité, sous réserve d’une rénovation de ses équipements.

L’Iran est, en effet, perçu comme une puissance économique en devenir, un mixte, selon Bank of America – Merrill Lynch (BofAML), entre l’Arabie saoudite, pour sa richesse pétrolière et l’Egypte pour la taille de sa population (78 millions d’habitants). « L’Iran est la 18e économie du monde en termes de parité de pouvoir d’achat. Le retrait graduel et partiel des sanctions pourrait favoriser le rebond rapide de la demande domestique, surtout si les exportations de pétrole se normalisent au niveau d’avant 2012 », date de l’embargo pétrolier de l’Union européenne, expliquent les analystes de BofAML. Selon l’Economist Intelligence Unit, la croissance iranienne pourrait accélérer, passant de 2 % prévu cette année à 5,2 % par an entre 2016 et 2019. « Nous anticipons une reprise économique, soutenue par la croissance des revenus pétroliers, l’accès aux actifs gelés à l’étranger [100 milliards de dollars] et le retour des investissements directs de l’étranger », estime pour sa part Deutsche Asset & Wealth Management (DAWM)

Les entreprises asiatiques, européennes et américaines sont déjà à l’oeuvre, alors que le retrait des sanctions« pourrait faire passer les importations de l’Iran de 80 milliards de dollars en 2015 à 200 milliards à terme », selon BofAML.

Sur les aspects juridico-économiques des investissements en Iran, voir notre blog d’actualité.